La violence des riches

[D’après les travaux de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot]

 

 

Théâtre

Date et lieu à venir...

 

 

A l’origine de la démarche - Stéphane Gornikowski -


« La violence des riches. Un titre coup-de-poing, presque incongru, qui me décide à
aller écouter Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, deux anciens directeurs de
recherche au CNRS dont je connais les grandes lignes des travaux sur la grande
bourgeoisie, les nobles, les catégories très supérieures puisque le mot « classe »
semble avoir disparu. Devant une salle bondée, les Pinçon-Charlot, gros vendeurs de
livres, expliquent le choix du titre. En trente années de recherche, les « riches »,
les élites économiques et politiques, ont changé : ils ont fait sécession avec la
société et les inégalités qui s’accroissent ne sont pas un problème mais un moyen pour
préserver et accroître leurs propres intérêts, ceux de la seule classe encore organisée
pour cela.
Le propos est très documenté, grave même si les Pinçon-Charlot évoquent leurs travaux
avec humour. Ces derniers résonnent très fortement avec les réalités sociales que je
connais, celles des classes populaires et moyennes balancées entre déclassement, peur
du déclassement, perte de perspectives positives, frustrations, colère et tentation de
la radicalisation.
Les réponses que le couple apporte à mes objections sont convaincantes. Je ressens
l’urgence de faire entendre autrement ce qu’ils racontent. Je pense au théâtre, un
théâtre documenté et joyeux. « Penser est un des plus grands divertissements de
l'espèce humaine » disait Brecht : en adaptant La violence des riches, j’ai l’idée de
reprendre à mon compte cette citation ».
Le texte de la pièce est une libre adaptation de leur travaux dont le ton général prête
à la fois à (sou)rire et à s’indigner. Si la matière principale est issue de La
violence des riches, Stéphane Gornikowski l'a complétée de multiples sources : autres
ouvrages des Pinçon-Charlot, dont Tentative d’évasion fiscale, travaux sociologiques et
économiques, articles universitaires et d’actualité, rapports parlementaires de la
dernière mandature. Une partie des travaux touche aussi à la question du/des communs,
du renouvellement de la pensée critique du capitalisme et plus largement de la
démocratie.
Note d’intention de