Kino chante Gainsboug

le Jeudi 18 juin 2015 à 20h30 Salle Henri Martel Lewarde (Nord)

PAF 8€ /4 €  réduit  /  Informations et réservations : 07 77 07 50 09

 

 

Auteur, compositeur et interprète reconnu avec cinq albums et plus de 500 concerts

à son actif, Jef Kino sort en 1999, chez Vérone Music, un mini album, «Chienne de vie»

qui lui permet d’assurer les premières parties de Thiéfaine, Ange, Sarclo,

Les Ogres de Barback, et Mano Solo... En 2002, il sort l’album “Le plus heureux des hommes”

enregistré par Jean Marc Hauser ( Eddy Mitchell, Laurent Voulzy, Thiéfaine... ). Avec cet album

Jef accède aux scènes des Francofolies de la Rochelle et de Spa et devient finaliste du

printemps de Bourges du Nord Pas-de-Calais... Au cours de la tournée 2003, il jouera

notamment aux Transmusicales de Rennes. Il sera également finaliste du trophée

Radio France de Périgueux. En 2004, son nouvel album “Apprendre ou à laisser” remporte

un vif succès et lui permet de recevoir le prix Adami Bruno Coquatrix 2005.

En 2007, en plus de ses concerts, il écrit et met en scène une comédie musicale sur

les mines et les gens du Nord, «Le Bar de L’Ecluse » en hommage à ses

deux grands-pères... En 2008 sort l’album “Tous Pareils” toujours en

collaboration avec Jean-Marc Hauser. Jef Kino et son groupe défendront cet album

sur plus de 50 dates partout en France.

En 2009 il entame une tournée acoustique, puis sort son dernier album en 2014

“Garage Club”.

 

  

 

Il y a un an, jour pour jour, au Smac, il commençait à répéter le rôle de Rémi Fasol, 

 

le musicien de la comédie musicale “Le Pigeon de Papier” de Freddy Pannecocke,

un spectacle dont il a partagé l’écriture des textes et des musiques avec Olivier Lopacki.  

Aujourd’hui le Smac est ravi de l’inviter à venir chanter Gainsbourg, à Lewarde le 18 juin,

pour une date exclusive dans le Douaisis. Rendez-vous avec Jef Kino...

 

(propos recueillis par Olivier Lopacki et Freddy Pannecocke)

 

  

Smac : Bonjour Jef Kino, vous êtes devenu une figure incontournable de la scène Nord-Pas-de-Calais et vous en êtes à votre 6e album. Après Brel et Brassens, pourquoi avoir choisi de reprendre Serge Gainsbourg dans le cadre de votre dernier tour de chant ?

Jef Kino : Bonjour à tous les lecteurs pour commencer. Alors pour Brassens, Brel et Ferrat, il faut savoir que c’était des hommages collectifs avec nombre d’artistes du coin, William Schotte, les Mauvaises Langues, Cactus in Love, Lenine Renaud, Loïc Lantoine, Françoise Kucheida et beucoup d’autres. Pour ce spectacle “KINO chante GAINSBOURG”, c’est une autre chanson si je puis dire. Là, j’en fais une affaire personnelle (rires...) même si je suis accompagné par Rémy Charlet au piano et que nous avons ré-arrangé les chansons ensemble.

 

Quelles sont les chansons que vous interprétez ? Comment faut-il l’interpréter aujourd’hui ?

Pour les chansons, c’est très simple, j’ai choisi celles que je préfère. Celles qui me ressemblent probablement le plus aussi. Il y a aussi des chansons délicates à reprendre à deux avec une orchestration intimiste comme la nôtre, certaines chansons de Gainsbourg font appel à pas mal de percussions, d’autres à des choeurs systématiques sur les refrains. Donc, de ce fait, nous avons choisi quinze chansons et nous nous les sommes appropriées, nous les interprétons à notre sauce et le résultat est intéressant et surtout, nous en éprouvons un énorme plaisir. Par contre, nous avons évité l’écueil qui est d’imiter ou de reproduire les versions des disques.

 

Qu’est ce qui a motivé votre choix ? Quelles rapports entretenez-vous avec la musique de Gainsbourg ?

J’ai toujours été un grand admirateur du bonhomme et de son travail. Depuis mon plus jeune âge dans les années 70, il me fascinait à la télévision comme à la radio, ses chansons me captivaient jusqu’à arrêter ce que j’étais en train de faire. Au lycée, j’ai commencé à découvrir un peu plus toute son oeuvre, ma fascination grandissait encore jusqu’à en devenir un fan compulsif tout heureux d’entendre une perle inédite. Son écriture, son sens de la mélodie m’ont énormément inspiré. C’est l’artiste que j’ai le plus pris en modèle dans mon travail mais jamais je n’aurai osé reprendre ses chansons. 

Il y a dix ans, cinq ans, jamais je n’aurai osé et puis aujourd’hui, je me suis dit pourquoi pas ? Mais l’envie s’est faite lors d’une soirée hommage à Gainsbourg à Beaurain où plusieurs artistes devaient interpréter quelques unes de ses chansons et là, ce fut une évidence et deux ans plus tard, nous y voilà.

 

A la différence des scènes avec le Kino Garage Club, le groupe qui vous accompagne dans votre dernière tournée, celle-ci est plus intimiste, juste une guitare et un clavier...

Oui, effectivement, autant avec le KINO GARAGE CLUB, nous étions cinq, voire sept sur scène, à déployer une énergie un peu plus Rock et Electro, autant là, nous venons sur scène quasiment nus. Un éclairage minimaliste et une orchestration intimiste, un piano, une guitare et une voix. Par contre, il y a une participation non négligeable et très importante, ce sont, les choeurs. En effet le public qui connait par coeur nombre des chansons s’en donne à “choeur” joie et cela donne une tournure des plus émouvante au spectacle.

 

Vous avez joué ce répertoire pour la première fois dans la région, quelle a été la réaction du public ? 

En réalité, nous avons déjà testé trois fois ce spectacle. Deux fois à l’improviste pour voir ce que ça donnait et une fois officiellement en mai à Boeschepe. A chaque fois, ce n’était que du bonheur, beaucoup d’émotions et le sentiment de partager les mêmes valeurs et le même goût de la belle et bonne chanson. Serge Gainsbourg a énormément marqué nos vies par ses frasques, ses provocations mais aussi et surtout pas ses sublimes mélodies et ses textes de génie épousant à la fois un classicisme poétique et une modernité jusqu’à en être souvent en avance sur son temps. Le public n’hésite pas à chanter les chansons et ressort le sourire aux lèvres à chaque fois.

 

Pensez-vous faire découvrir cet artiste aux plus jeunes qui ne le connaissent pas toujours ?

C’est vrai que je me suis rendu compte que parmi les plus jeunes beaucoup ne le connaissaient pas du tout. Je n’ai pas la prétention de le faire découvrir mais s’ils s’aventurent dans la salle, ils découvriront un magnifique univers et des chansons formidables.

 

Pour interpréter l’homme à la tête de chou, vous gardez le chapeau et les lunettes noires pendant le spectacle ?

Les lunettes noires, je ne pense pas... Je n’y verrai plus grand chose... Pour le chapeau, là, oui, par contre, je ne sais pas lequel, ça dépend de l’humeur du jour  !

 

Vous tournez avec plusieurs spectacles actuellement :“Le Pigeon de Papier”, “Les Amants de Montmartre”. Quand serez-vous de retour sur scène avec les concerts de votre répertoire “Jef Kino” ?

Oui, ça fait beaucoup d’activité tout ça...Pour “Le Pigeon de Papier” qui est un spectacle pour enfants produit par le Smac, nous avons joué cet hiver pour 5000 enfants et j’espère que bientôt nous le rejouerons à nouveau car c’est très poétique, spectaculaire, émouvant et drôle : les enfants adorent. Pour “Les Amants de Montmartre” c’est un spectacle basé sur des textes de Courteline et des chansons 1900. Nous serons cet été en Avignon avant de revenir jouer en région à la rentrée. Pour ce qu’il en est de mon propre répertoire et de mon spectacle, nous serons avec le “KINO GARAGE CLUB” à 

Saint-André-lez-Lille, le 20 juin, là, ce sera le gros show à ne pas louper avec le groupe en entier. Par la suite, à l’automne devrait sortir l’album “Kino chante Gainsbourg” et pour 2016, un nouvel album de Kino avec de nouvelles chansons. Alors, je vous donne rendez-vous pour toutes ces

nouvelles aventures et pour commencer le 18 Juin à Lewarde ! A bientôt, amitiés, Jef Kino.

 

En attendant l’album studio “Kino chante Gainsbourg”, vous pouvez vous procurer celui du “Garage Club”

Pour tout achat sur notre boutique du CD “Jef Kino/Garage Club” avant le 21 juin, le Smac vous offre le CD/DVD du spectacle “Le Pigeon de Papier”.